Behind The Lens: Sylvain Granier

 

Tell us a little bit about where you’re from and how you got into photography:

I'm from France, from a little village located in Lower Normandy. I studied computer science at Lisieux and at Saint-Malo, but that never interested me. It was only upon graduating that I decided to get into photography. I had been fascinated with photography from a very young age. I’d regularly go to the movies and I’d flip through a good share of magazines regularly. Actually, practicing photography came about a little later, when my parents gifted me with one of my first cameras on my 20th birthday (my last year at Saint-Malo). My decision to get into photography followed shortly afterward. In only 3 months after that, I found myself in Montreal ready to embark on a 14-month training in commercial photography.

Quelles sont tes origines? Comment est-ce que t’as débuté en photographie?

Je viens de France, d’un petit village situé en Basse-Normandie dans la Manche. J’ai fait mes études en informatique à Lisieux puis à Saint-Malo. Mais cela ne m’intéressait pas tant que ça, alors après avoir obtenu mon diplôme j’ai décidé de changer d’orientation et d’intégrer une école de photo. J’ai été attiré très jeune par l’image. J’allais très régulièrement au cinéma et je regardais pas mal de photos dans les magazines. La pratique de la photo est venue un peu plus tard quand mes parents m’ont offert une de mes premières caméras pour mes 20 ans lors de ma dernière année d’étude à Saint-Malo. La décision de me réorienter en photo a été prise très rapidement. En seulement 3 mois, je me suis retrouvé ici à Montréal pour une formation de 14 mois en photographie commerciale.

Who or what are your inspirations?

When I first started taking photos, I didn’t really have any inspirations besides some films I had seen that had marked me. I’m a huge fan of Sofia Coppola’s filmography and her way of telling stories.  It was by practicing, and by being told that my style resembled that of other photographers, that I gained an interest in the work of others, and it was then that I really started to study the art of others.

However, this applies more to the pictures I take of nightlife. I usually look at Keffer’s work, or LastNightsParty, the time where he documented nightlife across clubs worldwide, Caesar Sebastien and others. In terms of lifestyle photography, I’m pretty much always on Instagram to see what’s happening in the realms of lifestyle or fashion photography, because unlike nightlife photography, that comes naturally to me at this point, whereas the others require a bit more research in order for me to create my own style. 

Some accounts I follow religiously are @somewheremagazine, @offtherailsmag, @thrillsco, @vintagefashion... 

Qui ou quelles-sont tes inspirations?

Quand j’ai commencé la photo, je n’avais aucune inspiration mis à part certains films que j’avais vus et qui m’avaient marqué. Je suis un grand fan de la filmographie de Sofia Coppola et de sa manière de raconter les choses. C’est par la suite, en pratiquant la photo, et en me faisant dire que mon style ressemblait à tel ou tel photographe que j’ai commencé à m’intéresser aux autres photographes et à ce qu’ils faisaient.

Cela s’applique plus à ma photographie de nightlife. Je regarde régulièrement le travail de Keffer, LastNightsParty à l’époque oui il documentait le Nightlife à travers les clubs du monde entier, Caesar Sebastien et d’autres. En matière de photographie lifestyle, je scroll pas mal sur Instagram pour voir ce qui se passe, car contrairement à la photographie de Nightlife, qui est venu en premier et pour laquelle je suis le plus à l’aise, et qui est venue naturellement, la photographie de mode et de lifestyle me demande plus de travail et de “recherche” afin de créer mon propre style. 

Parmi mes comptes que je suis assidûment il y a @somewheremagazine, @offtherailsmag, @thrillsco, @vintagefashion...

Does living in Montreal influence the way you photograph? If so, how?

I don’t think Montreal has influenced the way I take photos, but I do think it’s had an impact on where I am now as a photographer. It’s brought me opportunities to meet people through the nightlife scene, after which I’ve ended up working with them. Also, I started taking photos when the nightlife scene in Montreal was really blowing up, when it revealed acts like Kaytranada, High Klassified and others that I photograph regularly these days. Taking nightlife photos also brought me to work in the fashion industry with Vintage Frames Company and Atelier New Regime for instance. 

Dirais-tu que vivre à Montréal a influencé ton style comme photographe? Si oui, comment?

Je ne pense pas que Montréal m’a influencé autant comme photographe, mais vivre ici m’a permis de rencontrer plein de monde avec lequel je travaille toujours. Aussi, j’ai commencé à prendre des photos nightlife à un temps où la scène de musique à Montréal explosait, grâce aux artistes comme Kaytranada, High Klassified, et d’autres que je photographe régulièrement. Prendre des photos nightlife ici à Montréal m’a aussi guidé dans le domaine de la mode en m’introduisant à Vintage Frames et à Atelier New Regime. 

What motivates you to capture a moment?

The emotion behind a scene or a person in front of me. The authenticity, the loneliness, the reality, the casual and simplicity of a scene. I like to document things that can speak to people. I like simple things that people can relate to. I try to tell everyday stories, be it through a landscape or a person or objects. 

Qu'est-ce qui te motive à prendre une photo?

L'émotion en contexte ou de la personne devant moi. L’authenticité, la solitude, la réalité, et la simplicité de la scène. J’aime capturer des sujets qui font parler. J’aime les trucs simples; j’aime les trucs que tout le monde peut comprendre. J’essaie toujours de raconter des histoires, n’importe si c’est un paysage, or une personne, ou un objet.

If you could convey a single emotion through your photographic work, which would it be?

I think it would be loneliness. Loneliness is, for me, the most beautiful emotion to photograph because it’s a perfect mix between complexity and simplicity. It brings you through many personal phases, and it’s what I like to look for in Sofia Coppola’s movies like in “Somewhere” and “Lost in Translation”. It’s very photogenic in my opinion. 

Si tu devais transmettre une seule émotion dans tes photos, ça serait laquelle?

Je pense que ça serait la solitude. La solitude est la plus belle des émotions à photographier. Parce que c’est le mélange parfait de complexité et de simplicité. Ça nous emmène à traverse plusieurs phases personnelles. C’est aussi la solitude que j’admire dans les oeuvres de Sofia Coppola, dans des films comme “Somewhere” et “Lost in Translation”. Selon moi, c’est une émotion vraiment photogénique.  

How do you feel about the instant age we live in, where pictures are taken and broadcasted in seconds? Do you believe this affects your own work?

Technology is always pushing boundaries to accomplish things faster. We can’t get away from it, and it’ll always be like that. But I think it kills excitement and interest. You see so many things instantaneously that you don’t put much thought into every single photo you come across. You see it, and few seconds after, you pass to another image without paying any mind to the purpose or the story behind it.

It’s good for brands who are selling products, or even something like world news because you can interact quicker with your audience. Unfortunately, more often than not, the important information or photos get lost somewhere under the majority of shitty things we see every day. 

I don’t think it affects my creative process anymore because I decided to go slow on social media and make the decision to share with people what I want, when I want to. I used to post every day on Instagram to satisfy my audience but in the end, it kills your work because people get tired of the predictability and start to show a lack of interest. Also it gave me stress and depression, as it does to many others as well, and I don’t want to deal with that shit anymore. 

For nightlife photos it’s a bit different because, nowadays, people put more trust in themselves or in their friends to take pictures than they do in a professional photographer because they know that a second after the photo’s taken, they could post it on social media. So it’s harder than ever before to take party photos.

Que dirais-tu de l’âge de l’information, où les photos sont prises et mises sur l’Internet instantanément? Penses-tu que cette nouvelle perception et utilisation de la photo affecte ton travail?

La technologie est toujours en train de pousser nos limites au niveau de temps et de notre efficacité. On ne peut pas s’opposer; ça serait toujours comme ça. 

Je pense que ça tue l’intérêt. On est envahi par les photos à chaque jour, qu’on réfléchit plus à ce que la photo représente; ce qu’il y a de plus à raconter. Cela est bien pour les compagnies qui ont le but de vendre quelque chose, car ça inspire des interactions entre le produit et le consommateur. C’est la même chose pour les nouvelles mondiales et les actualités internationales. 

Malheureusement, ce qui est d’importance se perd dans la folie. 

Je ne trouve pas que ça affecte mon processus. Je prends ça tranquille sur Instagram. Je poste des photos quand je veux. Il y avait un moment où je partageais quelque chose chaque jour, mais après quelque temps, le monde perd intérêt. La routine tue. Aussi, ç’a me donnait beaucoup de stresse et d’angoisse, et j’en est marre de ce genre d’affaires. 

Avec les photos genre nightlife c’est un peu différent parce que les gens préfèrent que des amis prennent leurs photos, au lieu d’un photographe professionnel parce qu’ils savent qu’ils auront la chance de poster sur leurs réseaux sociaux tout de suite. Donc, c’est encore plus difficile de prendre ce type de photos. 

What has your experience been with fashion photography? How does your creative process change when you’re shooting for the purpose of selling what’s being photographed?

In fashion photography, it was more about documenting: taking BTS photos. Fashion photography is a great experience because it really teaches you how to deal with a team. When you’re shooting for the purpose of selling, you have to consider what the client wants, but you also wanna keep your own identity. So you have to find a sweet mix between both perspectives. Fashion is pretty much new for me. I haven’t found my own direction yet I think, and I’m still looking for inspiration wherever I can find it, but I like to keep the composition of the photo simple

Quelle a été ton expérience avec la photographie de mode? Est-ce que ton processus créatif change quand tu shoot pour un client qui a l’intention de vendre ce que t’as à photographié?

Avec la photographie de mode, mon expérience était plus avec les photos genres “behind-the-scenes”. Mais la photographie de mode m’a vraiment appris comment travailler en équipe et écouter les autres, prendre en compte leurs commentaires, les idées de chacun, la direction artistique, comprendre et appréhender l’essence dernière une marque ou un produit. Quand tu travailles avec le but de vendre en tête, il faut considérer ce que le client désire, mais aussi garder son identité comme photographe. La mode est quelque chose de nouveau pour moi. Je ne pense pas que j’ai trouvé ma propre direction. Mais, ce que je sais déjà, c’est que j’apprécie la simplicité d’une composition quand je prends une photo.

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